2017 : mon bilan de chercheuse d'emploi !



Aujourd’hui, je fais mon bilan en tant que chercheuse d’emploi. Je suis spécialisée en Ressources Humaines et Communication, diplômée d’une grande école de Communication réputée en France (CELSA) et d’une Ecole de Commerce parisienne (INSEEC). J’ai une expérience professionnelle de 3 ans en comprenant les stages.

Recruteur gentil : « Ah mais vous comptez les stages ? Les stages c’est différent »

Moi : « Et pourquoi ? J’ai mené des projets, réalisé des tâches professionnelles, travaillé en mode projet, atteint des objectifs. Si ce n’est pas une activité professionnelle, qu'est-ce que c'est alors ? »

Recruteur gentil : « Oui vu comme ça en effet, vous avez peut-être raison. Mais bon ça reste différent les stages »

Moi : « Ok. »

Bref, revenons à nos moutons. J’ai été diplômée en 2014 et détrompez-vous, je n’ai pas rien fait depuis tout ce temps. J’ai découvert le monde de l'entrepreneuriat. Tout d'abord, en créant et développant ce blog Une RH en Recherche. Et j'ai rencontré des entrepreuneurs passionnés.
J'ai été bien évidemment salariée. J’ai eu trois expériences en RH et Communication dans différents milieux professionnels (Grand Groupe, start-up). J'ai porté la casquette de "journaliste" puisque j'ai écrit des articles sur le thème de l’emploi pour Wizbii, un site professionnel pour l'emploi et l'entrepreneuriat des jeunes. Comme toute journaliste qui se respecte, j'ai interviewé quelques personnes dont des chercheurs d’emploi. J'ai été apprenante : je me suis formée de manière autodidacte au Marketing. J'ai développé mes compétences en PAO (Photoshop, GIMP) et j’ai acquis de nouvelles connaissances en Psychologie et Développement personnel. A contrario, j'ai été professeure d'anglais auprès d'une étudiante souhaitant améliorer son niveau. Et enfin j'ai été chercheuse d'emploi car oui la recherche d'emploi est une activité à part entière. J’ai donc peaufiné ma stratégie de recherche d’emploi. Je suis sortie de ma zone de confort. J'ai beaucoup gagné en maturité.  Je me suis affirmée en me coupant les cheveux - vous savez le physique compte aussi en entretien. - Malgré toutes ces choses intéressantes, aujourd’hui je peux le dire : je suis triste. 

Temps maussade, Une RH en Recherche
« Posté devant la fenêtre, je guette les âmes esseulées, à la faveur de l’automne… »
Tété - A la faveur de l'automne (2003)

Prenez un instant et regardez par votre fenêtre. Vous voyez le temps qu’il fait ? Sombre, froid, cafardeux, déprimant, morose. La liste est longue pour définir ce temps en ce mois de Décembre. Figurez-vous que mon bilan est à l’image de cette météo. 
2017 n’a guère réussi à arranger les choses. La mayonnaise n’a toujours pas pris. Rien de mieux que des chiffres pour illustrer mes propos :

  • J’ai envoyé 100 CV à 100 recruteurs en 1 an. C’est l’équivalent de la plus grande salle du Théâtre des Feux la Rampe à Paris !

J’ai envoyé la plupart de ces CV de manière ciblée grâce à une stratégie d’approche directe. L’échange s’est établi grâce à un contact directement par mail, via Linkedin ou via mon réseau. J’ai décidé de ne pas envoyer de lettre de motivation. J’envoyais mon CV et ma lettre de recommandation dans un mail court et argumenté. Et je le transmettais à un interlocuteur bien précis ayant un pouvoir de décision élevé sur le recrutement. Ainsi ma candidature avait plus de chance de faire effet. Nicolas Galita, membre de Link Humans, explique très bien cette stratégie de recherche d’emploi terriblement efficace !

  • Ce qui revient à environ 9 CV envoyés par mois
Vous allez me dire que c’est peu et vous avez raison. En réalité, j’ai fait le choix de la qualité et non de la quantité. D’ailleurs, j’aurais préféré en envoyer moins.


Sur ces 100 CV envoyés en 1 an : 
  • 17 contacts téléphoniques et 14 entretiens physiques

Ce qui revient à un peu plus d’1 entretien par mois. Je pense que pour un profil cadre, ce chiffre est satisfaisant. D’autant plus que je ne suis pas un homme, blanc, d’une trentaine d’années résidant à Paris. Mes chances de décrocher un entretien sont donc moins élevées.
Tout cela pour vous dire, essayez cette stratégie : pensez davantage QUA-LI-TE et moins QUAN-TI-TE. Vous verrez que le résultat sera différent. 

Sur ces 14 entretiens physiques : 
  • 7 « non », 1 « oui », 1 en attente de réponse et 5 silences radio. Oui, vous avez bien lu 5 entretiens physiques n’ont donné lieu à aucune réponse !

Ce qui signifie  que - je fais le calcul rapidement - 1/3 de mes entretiens sont passés sous silence. Sans réponse. AU-CU-NE réponse. Ni négative ni positive. Rien. Le néant, à plusieurs reprises…

Ce constat m’oblige à faire le parallèle avec la recherche amoureuse. En amour comme au boulot, les enjeux, les étapes, les codes sont les mêmes. C’est comme si vous rencontriez un homme, une femme lors d’un premier rendez-vous. L’échange se passe bien, vous avez longuement discuté, appris à vous connaître voire même rigolé ensemble.

Prétendant(e) intéressé(e) : « On se recontacte très vite. T’inquiète, je t’appelle dans quelques jours. » 

2ème prétendant(e) intéressé(e) : « Je sors d’une relation compliquée. J’ai besoin d’un peu de temps. Mais dans tous les cas, j’aimerais que l’on se revoie. Laisse-moi ton numéro, je t’appellerai. »

Et finalement Paf ! Plus de nouvelles. Vous êtes « ghosté(e) ». Sans la moindre petite explication… Imaginez ce que vous pouvez ressentir. Vous êtes déçu(e) ? Désemparé(e) ? Lassé(e) ? C’est normal.

Parmi les réponses négatives, 1 seule a été argumentée. Par écrit. C’est marrant comme les mauvaises nouvelles arrivent toujours par mail. C’est plutôt violent comme façon de faire. D’autant plus que ces entreprises souhaitent améliorer leur image d’Employeur. Et devinez quoi ? Elles prônent un certain nombre de valeurs : l’exemplarité, le RESPECT, la sincérité, l’entraide… La blague !

Devenir fou, Une RH en Recherche
Y'a de quoi devenir fou !

Peut-être sont-ils encore autour d’une table, en train de réfléchir sur mon sort… Qui sait ?
Décembre 2017, je ne sais pas si je dois attendre une réponse de la part de ces 5 employeurs. Un enfant attendrait-il encore son cadeau du Papa Noël 2, 3, 6 mois après le réveillon ? Bon heureusement il y a Lara Fabian pour y croire encore – elle est sortie toute seule celle-là ! - 

2017 ! Une année décisive qui m’a fait comprendre beaucoup de choses sur le monde du travail et surtout sur l’être humain. Sautons toutes les péripéties de l’histoire, passons les scènes d’action et les suspenses insoutenables et allons droit au but ! La morale de ce feuilleton dramatique, la voici :

Le monde du travail n’est pas le monde des bisounours.
Pourtant on me parle de plus en plus de parties de baby-foot et de Chief Hapiness Officer, ces « Responsables du bonheur » qui mettent en place tous les moyens inimaginables pour rendre heureux les salariés. M’aurait-on menti ?

Les recruteurs ne sont pas très courageux. 
Employeurs, managers et RH confrontés à l’entretien de recrutement : pourquoi ne prenez-vous pas votre courage à deux mains pour donner une réponse négative ? Pour expliquer un refus ?
J’ai été recruteuse, comme vous, de l’autre côté du bureau et j’ai TOUJOURS veillé à faire un retour positif ou négatif aux candidats que je recevais en entretien. Idem pour ceux qui envoyaient leur candidature par mail. Ça fait partie du job quoi !

Une parole reste une parole. 
Chercheurs d’emploi, que vous soyez actifs ou non, ne vous fiez jamais à une parole !

Recruteur sincère : « Notre choix est fait, vous êtes recruté(e) ! »

2ème recruteur sincère : « Je vous rappelle très rapidement pour avancer dans le processus de recrutement. »

Quelques jours suivants, le néant s’installe… J’en ai la certitude aujourd’hui : seuls les actes, seuls les écrits comptent ! Peut-être que l’on devrait instaurer une promesse de réponse (comme la promesse d'embauche) et la faire signer à tous les recruteurs que nous rencontrons. Humm pas sûre qu’ils soient d’accord, ça leur rajouterait du travail supplémentaire… (rire jaune)

Mais la vie ce n’est jamais tout noir ou tout blanc, contrairement à ce que je pouvais penser par le passé. J'ai retenu 4 choses positives dans ce bilan maussade.

Bonheur, Une RH en Recherche
« Trois secondes de bonheur peuvent justifier soixante ans d'emmerdements. »
Claude Lelouch - Le dictionnaire de ma vie (2016)  

  • Personne n’a été tué ! 

Je suis toujours vivante malgré ce long chemin de croix. - Ma fin sera différente de celle de Jésus - Enfin je l’espère… Priez pour moi ! - Et vous connaissez bien le dicton : tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir !

  • J’ai gagné en assurance ! 

Le manque de considération, la condescendance, le mépris glissent sur ma belle armure. Aujourd’hui, tout cela ne m’atteint plus. Et oui appelons un chat, un chat. Il s’agit bien de mépris. Quel mot peut désigner une personne qui vous pose des questions et vous coupe lorsque vous répondez ? Une personne qui ne répond pas à vos appels de relance ? Si vous trouvez mieux, dites le moi en commentaire !


  • Je sais encore mieux ce que je ne veux PAS. 

En termes de métiers, j’ai deux amours : les Ressources Humaines (GPEC, mobilité, évaluation) et la Communication (communication interne, contenu web, community management). En termes d’environnement : je me tourne désormais vers les PME et le Consulting. Je sais avec qui je veux travailler, je sais quelle culture d’entreprise m'attire et je sais quel type de management me convient. Bref, je me suis installée sur le divan et j’ai fait mon auto-psychanalyse. Le tout gratuitement. C’est pas mal non ?

  • Mon projet professionnel est encore plus précis qu’il y a 1 an !

Pour tout vous dire, l’entrepreneuriat est une porte que je souhaite définitivement ouvrir au cours de ma vie professionnelle. Mais quand ? Dans quelques mois ? Quelques années ? Je ne le sais pas. La réponse au 63ème épisode !


PS : Dois-je réellement préciser que tous les recruteurs ne sont pas méchants ? Je pense que ce n’est pas nécessaire. Des Joker, des Jigsaw, des John Doe, des Annie Wilkes, des Hannibal Lecter, on n’en rencontre pas tous les jours en entretien ! 


Signée Une RH en Recherche


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10 commentaires :

  1. Ton aventure jusque-là n'a pas été très satisfaisante mais la roue tourne un jour comme on dit, tu mérite beaucoup mieux.
    Sinon, très beau résumé, bien écrit ! bravo ! ;)

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    1. Merci pour ce message mon "anonyme" qui ne l'est pas pour moi !
      En effet, mon aventure a été de très loin satisfaisante mais je commence à me dire qu'il y a une raison à cela. Parce que ce lourd silence est quand même incompréhensible...

      En tout cas, mon aventure n'est pas finie. Et s'il le faut, je prendrai d'autres chemins pour arriver au point désiré !

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  2. 5 entretiens sans réponse ? c’est vraiment un manque total de respect et de considération pour le candidat ! Si leur management est à l’image de leur politique de recrutement, ça fait peur !
    Comme toi, quand je travaillais sur des missions de recrutement, jamais il ne me serait venu à l’idée de laisser un candidat sans réponse !
    Et du coup ces 5 non-réponses, c’était pour des grosses boites, ou des PME ?

    Allez ma belle, comme tu le dis la météo est dégueulasse en ce moment, mais la météo – heureusement – c’est variable, rien n’est figé et déterminé !
    … et comme tu le dis si bien, tu en sais davantage sur toi et sur ce qui te convient… c’est pas donné à tout le monde (cf ceux qui prennent le premier job venu à la sortie des études, s’enferment dedans alors que c’est à l’opposé de ce qu’ils auraient aimé).

    Hâte de te voir monter ton projet ! L’entreprenariat, c’est haut et ses bas, mais de la liberté et la possibilité de mener sa barque comme on l’entend ! ��

    ... Vivement l'épisode !

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    1. Oui 5 non réponses ! Cela est très révélateur du management et du traitement réservé aux collaborateurs internes. C'est le genre de recruteurs qui pensent être au-dessus des autres parce qu'ils ont un tout petit pouvoir de décision sur les autres : qui rentre, qui sort, qui est rémunéré, qui est promu. Et peut-être qu'ils agissent comme ça parce qu'on leur a mis des bâtons dans les roues plus jeune.. Peut-être un esprit de vengeance, un mimétisme, un égo surdimensionné... Va savoir !

      Pour te répondre sincèrement, ces non réponses proviennent majoritairement de Grands groupes (4 non réponses) et d'un cabinet de recrutement de petite taille dédié aux RH (1 non réponse).


      J'ai essayé de m'enfermer dans un emploi peu épanouissant et dans une entreprise très inconfortable pour moi mais je n'y arrive pas (d'ailleurs je parlerai de cette expérience dans un futur article !). Visiblement, je n'ai pas cette capacité à me contorsionner ni à accepter l'inacceptable !

      Je t'informerai de la suite des épisodes ma chère Camille ! L'entrepreneuriat ce n'est pas facile, j'en suis bien consciente mais le salariat n'esst pas plus simple de nos jours. Rien n'est facile mais il est tout de même plus confortable et plaisant de travailler dans un environnement adapté à sa personnalité et ses valeurs !

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  3. 1 entretien par mois, c'est un très bon rythme ! As tu réalisé l'ensemble des entretiens physiques en ile de france ou aussi en dehors ? Je suis effarée qu'il y ait des recruteurs qui ne donnent pas de réponse alors qu'ils t'ont reçu en entretien, je suis d'accord avec Camille, c'est clairement un manque de respect et de considération.

    J'espère que l'année 2018 sera plus positive et symbolisera la lumière au bout du tunnel. Comme dirait stallone (qui est poète à ses heures) : Never give up, never give in, never give out ! Camille et moi même on croit en toi, alors j'espère que tu crois en toi aussi :)

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    1. Coucou Ludivine. J'ai réalisé l'ensemble de mes entretiens en Ile de France parce que c'est là que se trouvent tous mes repères (familiaux, amicaux, culturels). Je m'étais déplacée en 2016 pour un entretien à Orléans et la RH m'a très très mal reçue (d'ailleurs un autre entretien pour lequel je n'ai pas eu de réponse lol). Je me suis préparée longuement pour cet entretien, je me suis déplacée en voiture (6 heures aller-retour), je me suis levée très tôt pour être présente au siège de l'entreprise et au final on me reçoit très mal : très brèves explications sur le poste et l'entreprise, la RH préfère regarder le mur lorsque je détaille mon parcours, réponses froides avec un air dédaigneux ! Ayant mal digéré cette mauvaise expérience, j'ai préféré continuer mes recherches en Ile-de-France pour éviter de longs déplacements pour rien.

      Je pense que toutes ces péripéties sont arrivées pour une raison précise, je ne sais pas encore laquelle mais ça sera un mal pour un bien ! Ne t'inquiète pas, je n'abandonne pas ! Par contre, je réfléchis différemment et prends en compte les alternatives qui me seront proposées. Je te remercie de tes voeux !

      PS : Stallone est pas mal comme poète ! Ahah ;)

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  4. Bonjour Roseline

    Tout ce que tu décris est tellement vrai, j'ai vécu ces mêmes malheureuses expériences de recrutement et je suis une femme blanche de 39 ans.

    J'ai exercé le métier d'assistante, de commerciale avant de reprendre mes études en Master RH puis j'ai été généraliste RH (groupe international et PME française), j'ai travaillé dans le conseil en recrutement et je suis actuellement en recherche d'emploi. J'ai donc eu l'occasion de côtoyer tout un tas de recruteurs car c'est un métier que je souhaitais faire en intégrant un cabinet (intérim, recrutement ou chasse) mais force est de constaté qu'ils ont pour beaucoup des pratiques standardisées et sont tous normés selon les mêmes codes de conduite à savoir une indifférence ou peu de considération pour les demandeurs d'emploi car ils placent la relation avec l'entreprise cliente au coeur de leurs intérêts dans la mesure où c'est elle qui paie leurs honoraires. Ils ont tendance à oublier que le demandeur d'emploi fait partie intégrante de l'équation gagnante !
    En parallèle, et bien sur, ces mêmes recruteurs prônent tout un tas de belles valeurs qui sont marketées sur leur site. Et oui la marque employeur, c’est tellement important, n’est-ce-pas ?
    Alors oui, je te comprends bien les difficultés qui ont été les tiennes.
    Comme tu l'expliques bien les situations de travail sont une vraie jungle aujourd'hui. J’ai l’impression que la difficulté majeure aujourd’hui et à la lecture de tes posts, réside dans le fait que nous cherchons tous plus ou moins la même chose, cad intégrer une structure qui nous permette de correspondre à un minimum de valeurs sans s'oublier soi-même et avoir suffisamment d'autonomie pour être créatif dans son emploi afin de laisser exprimer notre singularité.

    Sans vouloir être pessimiste, j’ai l’impression que l’on se doit avant tout et surtout de rentrer dans un moule et que nous devons de moins en moins réfléchir par nous-mêmes. Quand on vous demande d’être créatif, singulier ou de nous démarquer, il faut le faire sans trop perturber ou déranger l’existant (pouvoir en place, le cadre ou les codes) sauf que ce n’est pas possible !!
    Voilà aujourd’hui, on est face à ce genre de dilemme en entreprise, c’est aussi la raison pour laquelle je pense de plus en plus à une activité plus indépendante.

    Je trouve juste dommage que nous tous (salariés en poste et en mal-être au travail, demandeurs d’emploi) ne soyons pas plus solidaires entre nous pour faire entendre nos voix, car il est évident qu’il a un sérieux malaise dans le monde de l’entreprise aujourd’hui. Et c’est une passionnée de travail qui parle, j’ai toujours mis le travail en priorité dans mes objectifs de vie.
    Bon courage à toi dans tes futures démarches. Carole

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    1. Bonjour Carole !
      Mais tu n'es pas pessimiste, tu es juste lucide, tu fais juste le constat d'une réalité décriée par beaucoup de personnes y compris certains RH. Pour avoir participer en tant qu'intervenante à un débat sur la professionnalisation de la fonction RH, ton constat était partagé par un les professionnels RH, une sociologue et un coach présent à cet événement. Cette réalité ne date pas d'hier, elle a tendance à perdurer.

      Les employeurs nous demandent tout un tas de choses parfois contradictoires sans nous donner la possibilité de changer les choses en profondeur. Je comprend que tu penses à une activité en indépendante, moi j'y pense depuis 2 ans ^^ Et il y a de plus en plus de personnes qui font ce choix : freelance, coaching indépendant, autoentrepreneur, reconversion dans l'artisanat, ce n'est pas un hasard !

      Etre RH dans un cabinet (recrutement, intérim ou conseil) ce n'est vraiment pas le plus simple... Comme tu l'as dit, c'est très normé, hiérarchisé. On a très peu de marge de manoeuvre. Comment donner de la reconnaissance aux autres si notre management n'en a même pas pour ses RH ?

      Je comprends que le tracail est très important pour toi. Heureusement, qu'il existe aujourd'hui plusieurs conceptions du travail ! A nous de choisir celle qui nous correspond le plus ;)

      Bon courage Carole ! Et si tu as besoin d'un conseil ou que tu souhaites échanger sur ton parcours : rhquivousveutdubien@gmail.com

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  5. Une lecture réaliste ! J'arrive bientôt au terme d'une année de recherche d'emploi (après un master RH) et le résultat est loin d'être concluant. Je sais qu'il ne faut pas se décourager, mais la situation est loin d'être confortable. Moi aussi j'ai pris connaissance des conseils de Link Human, et pas que. Alors, on verra d'ici la rentrée.

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    1. Bonjour !
      Non il ne faut pas se décourager si c'est vraiment ce que vous voulez faire dans la vie.
      Dans le cas contraire (où le poste convoité n'est pas ce que vous souhaitez réellement faire), je vous conseille d'élaborer un plan B.
      Personnellement, mes années "galère" de recherche d'emploi m'ont permis de réajuster ma carrière professionnelle et de créer un emploi qui me convient. Aujourd'hui j'ai créé ma société d'accompagnement professionnel et de storytelling RH pour les entreprises et je m'éclate ! Je ne l'aurais jamais fait si j'avais trouvé le CDI comme mes camarades de classe à la sortie de l'école de commerce.

      Réfléchissez-y...

      Bon courage et à bientôt !

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