Être un demandeur d'emploi, c'est bien. Être un offreur de services c'est mieux. Parce que le demandeur d'emploi demande et l'offreur de services offre. Tout est dans le verbe.


"Pourriez-vous me donner un emploi s'il vous plaît ?"

Ça c'est demander un emploi. Aujourd'hui, ça ne marche plus. Ça ne suffit plus pour donner envie aux recruteurs de vous contacter, vous rencontrer, vous RECRUTER.
Postuler toute la journée sur des sites internet ? Attendre gentiment que le recruteur vous appelle ? Envoyer plein de mails non personnalisés ? C'est ça votre objectif ? C'est ça que vous avez trouvé comme solution pour vous démarquer des autres candidats ? Ne l'oubliez pas, vous n'êtes pas seul(e) à chercher un emploi. Il y a une file d'attente de 150 mètres avant vous. Eh oui la pile de CV est souvent bien garnie.

Parmi les chercheurs d'emploi, il y a :

  • Les professionnels en poste qui recherchent une herbe plus verte ailleurs
  • Les étudiants qui n'aiment pas être sous-rémunérés en stage ou alternance
  • Les gens qui attaquent le marché caché 
  • Les professionnels faisant partie du réseau du recruteur ou de l'opérationnel
Vous pouvez quémander un RDV, prendre votre ticket et attendre que le panneau affiche "numéro 178". Sinon vous pouvez faire autrement. Alors comment passe-t-on de demandeur d'emploi à offreur de services ? Comment créer une relation "gagnant-gagnant" ?

Question de méthode.



Phase n°1 : L'attitude 

Vous n'êtes plus des enfants !




Vous ne l'avez peut-être pas remarqué mais le demandeur d'emploi a tendance à faire l'aumône. 


Demandeur d'emploi inquiet : "Pourriez-vous m'embaucher ? J'ai une famille à nourrir !"

Demandeuse d'emploi confiante : "Je suis géniale. Laissez-moi vous le prouver !"

Demandeur d'emploi découragé : "Un tout petit RDV de quelques minutes, s'il vous plaît, S'IL VOUS PLAÎT !"


Demander de l'aide pour moins se sentir seul(e)... C'est normal.


C'est triste à dire mais un professionnel qui fait l'aumône, ça ne donne pas envie. Adopter cette attitude vous fait passer dans 100% des cas pour une personne désespérée. Personne n'aime les désespérés. Le recruteur n'est pas là pour faire de la charité. Son rôle est de trouver le meilleur profil pour un poste précis.

De plus, le demandeur d'emploi a tendance à adopter une posture basse. Il baisse la tête, fuit le dialogue, n'ose pas poser des limites. Après une journée harassante à envoyer des tonnes et des tonnes de CV, le demandeur d'emploi attend désespérément un signe du recruteur...

Mais pourquoi vous faites ça ?

En recherche d'emploi, jouer sur les sentiments ne marche pas. Être hésitant ne marche pas non plus. En revanche, être hyper-pragmatique et adopter une posture haute, ça aide ! Vous devez vous comporter comme l'égal du recruteur. Car vous l'êtes.

Vous avez le droit de rentrer en contact direct avec lui.
Vous avez le droit de rechercher son adresse mail pour lui envoyer un message.
Vous avez le droit de lui proposer une rencontre physique pour faire connaissance.
Vous avez le droit de mettre en avant vos compétences, vos atouts, avant même qu'il ne vous le demande !

Oubliez le maître d'école. Dans l'ère de jeu de la recherche d'emploi, vous n'êtes pas un élève. Je suis toujours étonnée lorsque je reçois des messages de chercheurs qui me disent "Je ne vais pas aller sur le profil Linkedin du recruteur, il risque de me voir...". Mais Whaaaaaat the fuck ?!

Comment voulez-vous qu'on vous prenne au sérieux si vous vous cachez comme un enfant ?

Faisons preuve de pragmatisme et oublions la théorie quelques minutes...
Vous êtes-vous déjà posé cette question : Qui est la personne la mieux placée pour me recruter ? Pour comprendre mon profil ? Le recruteur ou l'opérationnel ? Celui qui cherche mon profil ou celui qui le définit ? Il est tout à fait normal de rentrer en contact avec la personne qui a besoin de VOUS pour travailler : l'opérationnel aka la responsable achats, le responsable logistique, le directeur SI, la directrice marketing...

L'offreur de services va droit au but : il s'adresse à l'opérationnel. Il parle métier avec la personne la plus apte à le comprendre. Il n'attend pas que le recruteur lui donne la permission. Qui vous a dit que vous deviez uniquement parler au recruteur ? Vous pouvez contacter n'importe quel professionnel en entreprise !




Phase n°2 : Le message

L'art de se dévoiler




Rédiger une magnifique lettre de motivation en 3 semaines, refaire pour la 36ème fois votre CV, créer un flip book professionnel... Tous ces outils sont intéressants. Mais y passer beaucoup beaucoup BEAUCOUP de temps pour les rendre parfaits, ça ne sert à rien. Pendant ce temps, d'autres candidats passent devant vous. Ces personnes vont en entretien. Pas vous.

Je le dis souvent - peut-être pas assez - ce n'est pas l'outil le plus important. Mais le message. Votre message. Que voulez-vous dire à l'opérationnel, au recruteur ? Comment allez-vous convaincre ? Comment allez-vous présenter vos compétences, vos atouts ?


Savez-vous répondre à la fameuse question "Parlez-moi de vous..." ?

Le demandeur d'emploi travaille à la perfection ses outils. La première chose que l'offreur de services fait ? Il travaille à la perfection son message. L'offreur de services est prêt à tout instant à parler de ses compétences. Les opportunités tombent souvent quand on ne s'y attend pas. Et ce à n'importe quel moment. Il n'y a pas d'heure, ni de date ni d'endroit précis pour discuter avec un opérationnel, un recruteur. Un salon professionnel, un dîner entre amis, une promenade dans un parc, un coin de rue : tout est possible ! Heureusement, l'offreur de services ne craint pas ces éventuelles rencontres inattendues.


La rue nous réserve des mauvaises et des bonnes surprises...



Et sur les réseaux sociaux ? Même constat : les demandeurs d'emploi ignorent l'importance du message. La PUISSANCE du message. Lorsqu'un demandeur d'emploi tente de rentrer en contact avec un opérationnel ou un recruteur sur Linkedin, c'est le même désarroi qu'avec la LM. Les messages d'approche sont insipides, sans enthousiasme et terriblement vides d'informations pertinentes. Même les sandwich du Quick ont plus de goût !


Pour écrire un message d'approche qui sera lu par le recruteur ou l'opérationnel, la question n'est pas de se demander "Comment".

Comment j'écris mon message ? En combien de lignes ? Comment je conclue le message ? Comment je lui demande un échange téléphonique ?

Alala vous tombez toujours dans le piège... Ce que vous devez faire c'est vous concentrer sur le contenu du message et non sur la forme. Laissez tomber le "Comment"... Il ne vient qu'en dernière étape. La vraie question à se poser est "Pourquoi".

Pourquoi je vous contacte ?
Pourquoi votre projet m'intéresse ?
Pourquoi je souhaite vous apporter des choses ?
Pourquoi j'ai choisi ce métier ?
Pourquoi nous devons nous rencontrer ?

En expliquant "Pourquoi" au recruteur, vous racontez votre histoire et vous donnez du sens à votre prise de contact. Ainsi, vous répondez à sa fameuse question "Parlez-moi de vous..." sans qu'il n'ait besoin de la poser...

N'oubliez pas, le recruteur ou l'opérationnel ne vous connaît pas. Il ne veut pas se tromper. Il ne veut pas perdre de temps. En fait, il ne veut pas vous rencontrer. C'est comme le commercial qui vous appelle 15 fois par mois - à la limite du harcèlement - pour vous vendre ses fameuses fenêtres. C'est très énervant, quelqu'un vous appelle pour vous dire que votre fenêtre a un problème, qu'elle ne respecte pas les normes, que vous devez la changer. Et comme par magie, ce commercial détient la fenêtre magique pour votre belle maison. Youpi ! Sauf que vous n'avez rien demandé. Tout comme l'opérationnel ou le recruteur.

C'est à vous de trouver les bons arguments pour convaincre cette personne de VOUS rencontrer le plus rapidement possible.

Pour écrire son message d'approche, le demandeur d'emploi travaille le "Comment". L'offreur de services travaille le "Pourquoi".





Phase n°3 : La relation

Rentrer en contact pour marquer les esprits...




Là il y a encore une nuance entre le demandeur d'emploi et l'offreur de services. Le premier fait une demande, le second crée une discussion.

Il est très difficile de rentrer en contact avec quelqu'un lorsqu'on ne parle que de soi.

Demandeur d'emploi classique : "J'ai 10 ans d'expérience en pétrochimie"

Demandeuse d'emploi classique : "J'ai travaillé sur une vingtaine de projets à forts enjeux."

Demandeur d'emploi classique : "Je connais très bien les processus dans votre secteur d'activité"

Demandeuse d'emploi classique : "Je suis très efficace, pragmatique, curieuse et motivée !"


Je, je, JE... Arrrgh... Vous voulez provoquer une overdose chez votre interlocuteur ou quoi ?!! De plus, énoncer des soft skills sans les contextualiser, c'est-à-dire sans donner d'exemples concrets où vous avez mis en œuvre ces compétences, est une erreur. Citer des soft skills que tout le monde dit depuis des millénaires est une seconde erreur. Parenthèse fermée.


La Communication, c'est avant tout une affaire de Relation

C'est vrai ! Vous devez créer un échange, une discussion avec l'opérationnel ou le recruteur. En Communication, il y a deux dimensions : le contenu, le message, l'information transmise. Et la relation, l'interaction que vous créez avec l'autre. Le sociologue Paul Watzlawick, membre fondateur de l'Ecole de Palo Alto, est clair : la relation prime sur le contenu. En fait, on s'en fout du message. Lorsque vous communiquez, le plus important c'est la relation que vous créez, l'impact que vous avez sur l'autre.
Vous serez d'accord avec moi, il vaut mieux laisser un souvenir positif dans la tête de votre interlocuteur. Parler uniquement de vous donnera l'effet inverse.


STOP aux monologues. Comme la guerre, ça fait des dégâts.


Pour créer la relation, en réalité c'est facile. Vous devez trouver un point commun entre vous et l'opérationnel. La passion pour un métier ou un produit, une formation, une expérience passée dans une même entreprise, un loisir, une valeur... Toutes informations permettant de faire le lien avec votre interlocuteur. Cela peut être des infos d'ordre professionnel ou personnel (musique, sport, mode...). 
Que nous le voulons ou non, le recrutement a un caractère intime. L'entretien de recrutement s'apparente vachement à une séance de psy ou un RDV amoureux. Vous en connaissez d'autres moments où vous vous dévoilez à un parfait inconnu ? Parler de ses loisirs ou de ses valeurs en entretien de recrutement est tout à fait normal. Peu probable d'être discriminé(e) parce que vous aimez le triathlon ou les jeux vidéo. Une anecdote personnelle marque bien plus qu'une anecdote professionnelle. Pourquoi ? Tout simplement, parce qu'on ne s'y attend pas.


Une fois que vous avez trouvé ce point en commun, allez-y mentionnez-le dans votre message d'approche. Ainsi, le recruteur ou l'opérationnel prendra part à la discussion. Il sera plus enclin à se dévoiler à son tour. 99% des gens en entreprise adorent parler d'eux !

Et là, BINGO, vous marquez des points par rapport aux autres candidats. 

  1. Vous montrez que vous vous êtes intéressé(e) à votre interlocuteur (ou à l'entreprise dans laquelle il travaille)
  2. Vous créez un échange agréable entre deux êtres humains. Comme lors d'une rencontre IRL
  3. Vous donnez envie à votre interlocuteur d'en savoir plus à votre sujet...

Bye bye le demandeur d'emploi ! Avec tout ça, vous devenez un professionnel entamant une discussion avec un autre professionnel. Vous n'agissez plus comme les autres. Cerise sur le gâteau, vous développez votre réseau. Trop top !
Vous devenez un offreur de services qu'on ne peut oublier...



J'ai une bonne nouvelle pour vous : tout le monde peut devenir un offreur de services.
La mauvaise nouvelle ? Ce n'est pas si facile que ça. Surtout si vous êtes seul(e), la tête dans le guidon et que vous recherchez un emploi de manière très classique. J'ai décidé exceptionnellement de lancer un chouette programme d'accompagnement sur 5 jours en Décembre 2018 pour les personnes qui veulent passer de l'autre côté de la barrière. Seulement 6 places sont ouvertes ! 6 personnes auront la chance d'être accompagnées lors de ce programme. Vous voulez travailler avec quelqu'un qui vous guide, vous conseille et vous aide à vous démarquer des autres candidats ? Je serai cette personne.

L'objectif de cet accompagnement : peaufiner votre attitude, votre message et votre relation avec l'opérationnel ou le recruteur. Ensemble, nous travaillerons sur :
  • les fausses croyances à abandonner
  • la définition de votre storytelling
  • l'écriture de votre message d'approche
  • et la mise en valeur de votre personne

Ah oui petite précision par rapport à cet accompagnement : aucune LM, aucune candidature indirecte (sites entreprise, réseaux sociaux), zéro perfectionnisme et pas de perte de temps !



Vous êtes intéressé(e) ? Vous souhaitez davantage d'infos (programme, date, prix) ? Faites-moi signe dans les commentaires ou envoyez-moi un petit ou grand mail à rhquivousveutdubien@gmail.com



Et RDV le dimanche 02/12 à 15h30 
pour mon premier LIVE !  
Vous en saurez plus sur l'accompagnement et je répondrai à vos questions sans langue de bois !





 



Les professionnels du monde de l'entreprise parlent beaucoup de bien-être, de bonheur au travail, de bienveillance. Comment reconnaître cette bienveillance en entreprise ? C'est une question que je me suis d'ailleurs posée...

Au nom de cette bienveillance, beaucoup de choses sont dites et faites en milieu professionnel. L'absurdité n'est jamais très loin.
Au nom de la bienveillance, certains veulent vous faire gober des théories. Ils redéfinissent la notion de bienveillance afin de servir leurs intérêts les plus sombres.
Au nom de la bienveillance, le débat est faussé. Il ne porte pas sur les vraies questions. Certains professionnels arrivent à vous faire croire que le plus important c'est d'avoir chaque matin un Chief Happiness Officer qui vous souhaite "Bonne journée Pascal !". Avec le sourire !

Je pense sincèrement que l'entreprise crée de la non-bienveillance. Oui vous avez bien lu. Je vous explique... L'entreprise - ou plutôt les êtres humains qui la composent - crée et promeut une force qui n'est pas du tout bienveillante. J'ai nommé l'hypocrisie.
Elle me fait tellement penser au vaccin H1N1 dont on vantait les mérites H24 en 2009. Ça ne peut faire que du bien à tout le monde, n'est-ce pas ?

Professionnelle 1 bienveillante : "Chut ! Ne parle pas de ce genre de sujet ici. C'est intéressant ce que tu dis mais ça ne doit pas arriver aux oreilles du manager. Tu veux te faire virer ou quoi ?"

Professionnel 2 bienveillant : "Mon entreprise fonctionne comme une famille. J'aimerais bien faire entendre ma voix mais je ne veux pas fragiliser ces bonnes vibes. Alors je me tais. C'est pour le bien-être du collectif !"

Professionnel 3 bienveillant : "Je comprends vos propos mais je ne peux les prendre en considération. Nous sommes en entreprise. Il y a des normes, des traditions, des règles internes, une hiérarchie à respecter. Vous ne pouvez pas débarquer comme ça et vouloir tout changer du jour au lendemain !"


L'hypocrisie est censée nous protéger, nous épargner des déceptions. Elle est censée nous faire du bien. Tellement de personnes en sont convaincues...

Vous imaginez une journée de travail où tout le monde dirait ce qu'il pense ? Un cauchemar, invivable... La jungle ! Tu imagines, toi, un monde professionnel où l'on parlerait sans hypocrisie de money, money, money et d'argent sans tabou ?




Réalité (non)bienveillante n°1

L'argent, ça n'est pas le plus important !





Expliquez-moi, comment peut-on parler d'entreprise bienveillante alors que les salariés ne peuvent s'exprimer librement sur le sujet de l'argent ? Un exemple très parlant : l'entretien de recrutement.

RH gentille : "Nous avons longuement discuté. Maintenant que vous en savez plus sur notre société, avez-vous d'autres questions avant de clore l'entretien ?"

Candidat innocent : "Oui. Pouvez-vous me dire quelle rémunération avez-vous fixé pour ce poste ?"

RH gentille : "Nous n'avons pas défini de chiffre précis pour le moment. C'est un peu prématuré de poser la question au premier entretien."

Candidat innocent : "C'est une information importante qui me permet de savoir si mes prétentions salariales sont en cohérence avec votre poste. Vous n'avez pas une petite idée du budget prévisionnel arrêté pour ce poste ?"

RH gentille : "Vous avez l'air très attaché à la rémunération. Vous n'avez que cette motivation ?"

En fait, je m’en fous complètement de la rémunération ! Je vais faire une grève de la faim, adopter la tenue d'Adam ou d'Eve. Ce n'est pas grave, je pourrai voir vos beaux yeux, c'est ce qui compte hein ! Allez osez et dites ce que vous pensez réellement au prochain recruteur qui vous fait cette remarque. Pour une fois l'hypocrisie serait mise au placard...

La satisfaction professionnelle commence avec un bon salaire mais nous nous comportons comme des personnes sourdes et aveugles. Pas question de l'entendre, ni de le voir.



Quoi ? La rémunération ? Non non je ne veux pas l' (a)voir !

L'argent, un sacré sujet qui nous préoccupe tous. Pour se nourrir de produits bio, se vêtir en Levi's, dormir sous un toit, se cultiver, voir la mer à l'autre bout du monde... Que vous ayez des goûts simples ou sophistiqués, l'argent est essentiel à nos vies. 

Nous travaillons avant tout pour avoir de l'argent. Ce n'est peut-être pas l'élément numéro 1 qui déterminera nos choix professionnels. Franchement, si j'avais voulu gagner énormément d'argent, j'aurais été trader. Mais ce métier ne m'intéresse pas. Ils n'intéressent pas non plus ces travailleurs qui ont dit NON à leur poste de cadre, leur CDI et leur joli salaire pour faire de l'artisanat.
L'argent ne fait pas tout. Mais il fait beaucoup de bien ! La rémunération reste un élément déterminant dans cette quête de bien-être au travail. Ces anciens cadres et nouveaux artisans ont quitté un salaire confortable non pas pour se contenter de 1000 euros par mois. Ils ont tous pour espoir d'augmenter leur salaire ou chiffre d'affaires avec le temps. Donc arrêtons l'hypocrisie s'il vous plaît !

L'entreprise a réussi à nous faire croire que le salaire et les primes ne comptent plus. Non ce qui importe c'est le team building avec l'équipe et le téléphone portable de fonction dernier cri.

Une question : pourquoi ne pas abandonner nos jobs pour faire du bénévolat si l'argent importe peu ?





Réalité (non)bienveillante n°2

L'argent, un levier de reconnaissance ? 

Pour quoi faire ?




 
Qui dit bienveillance dit considération pour l'autre. 
Qui dit bienveillance dit reconnaissance pour le salarié. Reconnaissance pour le travail effectué, les efforts réalisés, les concessions faites. Il arrive que les salariés s'engagent à 300% dans leurs projets jusqu'à sacrifier des moments de bonheur avec leur famille. Jusqu'à négliger leur santé physique et mentale. Jusqu'à rendre possible l'impossible. Travailler toute une nuit sur un dossier confié à la dernière minute ou travailler pendant son congé maladie, ça vous parle ?

Ça vous est déjà arrivé ? Avouez !


Vous êtes beaucoup dis donc.. Y a trop de mains levées, je n'peux pas compter !


Toute personne normalement constituée apprécierait des marques de reconnaissance pour tout cet investissement dans un travail. La reconnaissance professionnelle passe avant tout par une revalorisation salariale. 89% des cadres interrogés estiment que le premier levier de reconnaissance est la revalorisation salariale (salaires, primes et bonus). C'est pas moi qui le dit, c'est l'APEC.

L'argent est donc le meilleur levier de reconnaissance. Et par la même occasion un excellent levier de motivation et de fidélisation. Pourtant certains managers et directeurs ne l'entendent pas de cette oreille... Ça me fait penser à une petite histoire que l'on m'a racontée... Il s'agit d'un professionnel qui a explosé les ventes d'un produit de sa société. Pour le remercier, le directeur lui a offert un nounours avec le logo de l'entreprise. Voilà.

Ah j'ai une autre histoire ubuesque pour vous. Un manager discutait avec le CEO. Les chiffres étaient bons, le manager lui proposa d'augmenter les salaires des collaborateurs. La réponse du CEO : "ça ne sert strictement à rien d'augmenter les salaires des gens, deux mois après ils auront oublié...". Ce qui est formidable, c'est que ce chef n'a aucun remords pour organiser des séminaires à 1000€ la journée par personne. Ben oui le team building, les conférences à n'en plus finir et le dîner avec tous les collègues de travail - même les pervers narcissiques - c'est beaucoup plus marquant qu'une augmentation de salaire...

Merci patron !


Sympa le cadeau ! Il me suit partout où je vais !

Avec ce genre de mentalité, on ira où ? Pas très loin. Et surtout droit dans le mur.

J'entends des voix proclamer haut et fort "la génération Z, Y, Alpha, Oméga..." ne se soucie pas de la rémunération. Elle montre un profond désintérêt pour l'argent. Ce qui compte pour eux :
  • Avoir des horaires flexibles
  • Communiquer de façon claire avec le boss
  • Prendre en compte leurs avis et opinions
  • Mener des projets variés en toute autonomie
  • Passer des moments funs avec les collègues
C'est vrai et faux.

C'est vrai. Les jeunes recherchent de l'autonomie, des bonnes conditions de travail, de la communication claire et transparente et des missions stimulantes. Mais c'est faux ! TOUTES les générations recherchent ça ! Par rapport à l'argent, les jeunes fonctionnent comme leurs aînés. Fruit d'une éducation et d'une société capitaliste. Ils ont tout autant envie d'avoir de l'argent pour réaliser leurs projets de vie.

La seule différence entre les aînés et les jeunes d'aujourd'hui : ces derniers n'attendent pas 1000 ans pour obtenir ce qu'ils veulent. Ils ne vont pas faire de concessions si les promesses salariales et autres ne sont pas tenues.




Réalité (non)bienveillante n°3

L'argent, c'est pour les grandes personnes !




L'avez-vous remarqué ? Cette façon d'utiliser l'argent comme un moyen pour infantiliser les salariés. Cela donne des discussions drôlement (non)bienveillantes en entreprise. Surtout en période d'évaluation de fin d'année.

Voici Monsieur Protecteur qui s'inquiète un peu pour vous et se demande si vous avez pris la bonne décision.

Manager : "Mais tu as déjà beaucoup de choses : un bon job, des responsabilités, un projet super intéressant, des voyages aux Etats-Unis tout frais payés, des séminaires gratuits à l'étranger. Pourquoi veux-tu encore une augmentation de salaire ? Tu n'aurais pas les yeux plus grands que le ventre ? Il est trop tôt. C'est mieux pour toi d'attendre la fin du projet. Crois moi."

Ou sinon vous avez Madame Attentionnée qui pense beaucoup beaucoup BEAUCOUP au bien-être des autres salariés. Pas au vôtre.

Responsable RH : "J'entends bien votre demande mais l'avez-vous bien étudiée ? Vous accorder cette rémunération pourrait créer des tensions au sein de l'équipe voire plus largement de l'entreprise. Notre volonté est de limiter les inégalités salariales. Je vous rappelle nos principales valeurs : équité, humanité, sens de l'équipe, bienvei..."

Le meilleur pour la fin : Monsieur Prévenant qui fait clairement du chantage sans passer par 4 chemins.

PDG d'une PME : "On en a déjà parlé il y a 2 mois. Pas d'augmentation de salaire pour toi. Si tu continues, je vais finir par reprendre ta voiture de fonction. Sois contente de ce que tu as ! Beaucoup de gens aimeraient être à ta place !"


Prendre un enfant par la main. C'est bien. Mais les salariés ne sont pas des enfants...



Le paternalisme en milieu professionnel, c'est moche. Rien de bienveillant. Votre voix compte autant que celle du PDG ou du collègue qui est resté 20 ans dans la boîte. "Sois contente de ce que tu as", "C'est mieux pour toi", "L'avez-vous bien étudiée par rapport au marché ?"... Comme si votre demande était d'emblée ridicule, déraisonnable, impertinente. Comme si vos interlocuteurs savaient mieux ce qui est bon pour vous.
Mais si la réponse est toujours : vous devez vous aligner sur les rémunérations du marché ou de vos collègues de travail mais que ces dernières sont très faibles, on fait comment ? On continue ce cercle vicieux ? Bienveillance, vous avez dit...




Réalité (non)bienveillante n°4

Argent, argent... Chiant de toujours en dépenser !




Et oui l'argent a un coût. Lâcher un salaire fixe de 2500€ nets pour un(e) Chargé(e) de Marketing avec 2 années d'expérience, c'est dur hein. Je vois déjà vos grimaces ! Vous menez des réflexions interminables avec vous-même. Vous vous posez 10000 questions : 


"C'est pas un peu trop par rapport au marché ?" 
"Est-ce que la personne sera performante ?"
"Suis-je certain(e) d'avoir un retour sur investissement ?"


Vous torturez-vous autant l'esprit lorsqu'il s'agit d'acheter un iPhone ?


Si je vous pose la question c'est parce l'iPhone coûte plus cher que les autres téléphones du marché. Vous ne serez jamais fixé(e) sur ses performances tant que vous ne l'avez pas acheté. Vous aurez un retour sur investissement s'il n'y a pas de bug durant les 6, 12, 24 mois. Seul moyen de savoir ? Tester le produit. C'est la même chose avec le/la chargé(e) de Marketing junior. Et tout autre profil.

Pourquoi dans un cas considérer cette somme comme un coût et dans l'autre, comme un investissement ?

Finalement, peu importe combien vous rémunèrerez, vous serez toujours frustré(e) à l'idée de mettre autant d'argent dans un recrutement. Et tant qu'il sera considéré comme un coût ou une contrainte, votre salarié sera démotivé et ne sera pas au top de sa performance.
En matière d'argent, de nombreux professionnels en entreprise ont un mauvais état d'esprit. Ce qui engendre des situations grotesques que vous avez tous vécues ou vues une fois dans votre vie.

  • "Je veux le meilleur des Business Developer. Par contre, je ne peux pas le payer cher. C'est impossible pour moi !"

OK. Dans ces cas-là, impossible d'avoir le meilleur ! Il faut choisir...

  • "Je recherche des profils expérimentés, 5 années d'expérience en milieu pharmaceutique, bilingue bien sûr. J'en ai trouvé deux intéressants ! J'espère qu'ils seront au prix des juniors..."

Ah oui, un MAC au prix d'un Acer... Chapeau si vous trouvez ! 

  • "En tant que RH, mon objectif est de maîtriser les coûts et de réduire la masse salariale. Quel intérêt aurais-je à augmenter les salaires des collaborateurs ?"
Pourtant vous parliez d'humain dans votre dernier communiqué de presse...


Très dommage de considérer des salaires comme des poids lourds que l'on traîne avec soi...
OK c'est coûteux de rémunérer un junior à 40K€ (et encore tout dépend du secteur d'activité) mais cela permettra de :

  1. Donner de la confiance et de la considération envers un professionnel
  2. Rémunérer au potentiel (apprentissage, créativité, prise d'initiatives etc.) du candidat/salarié et non à ses expériences passées
  3. Motiver les individus
  4. Gagner en attractivité sur le marché de l'emploi
Je ne vous dis pas les répercussions positives sur votre Marque Employeur ! Et sur le circuit économique. Vous pourrez casser ce cercle vicieux des salaires que l'on tire vers le bas...

Pas besoin d'opérations Marque Employeur gigantesques et farfelues : serious games dans des châteaux, entretiens de recrutement en short et tongs... En réalité, augmenter les salaires est la première action à mettre en place dans une stratégie de Marque Employeur. 

Efficace. Simple. Basique.

« Les dauphins sont des violeurs, ouais, méfie-toi des apparences. Basique. »   Orelsan - Basique (2017)




Conclusion



Faire silence sur la rémunération n'est pas un acte bienveillant. Aucune entreprise ne pourra se prétendre être bienveillante si le salaire n'est pas discuté de manière libre et transparente entre recruteurs et candidats, managers et managés, employeurs et salariés. Et si nous instaurions des temps uniquement dédiés à la rémunération lors des entretiens de recrutement et d'évaluation ? Et lors des réunions collectives avec le Management ? Une lectrice m'a glissé cette sympathique idée... Qu'en dites-vous ?

C'est bien beau de parler d'autonomie, d'équilibre vie privée et vie professionnelle, de formation, de team building, de sieste au travail et j'en passe... Mais l'argent c'est le nerf de la guerre. Il est à la fois la source et la solution à nos maux professionnels. 
Il n'achète pas le bonheur, ni le bien-être. Mieux : il achète un pouvoir ! Le pouvoir de négociation et de décision pour les salariés. Ces derniers pourront mieux prendre des décisions en connaissance de cause ("ai-je envie de travailler pour 1700€ nets ?" "serai-je davantage motivé(e) avec un fixe faible et un variable élevé ?").
Les salariés et candidats ne subiraient plus ces décisions unilatérales des employeurs et RH. Le pouvoir en entreprise serait davantage équilibré.

Et c'est ça, la bienveillance !

Oui le monde professionnel serait plus beau sans cette foutue hypocrisie...








" Je ne comprends pas, j'envoie 50 CV par jour et j'ai toujours pas de job ! "
" Je passe 10 heures par jour à envoyer des mails "
" J'ai refait 50 fois mon CV ! Pourquoi les recruteurs ne m'appellent toujours pas ?! "

Ça c'est vous.

Vous ne comprenez rien. Vous faites tout mais absolument TOUT pour trouver un emploi. Mais la sauce ne prend pas. C'est normal. Enfin non ce n'est pas normal de faire autant d'effort pour peu de résultat. Mais c'est normal dans le sens où vous ne faites pas ce que vous devez faire. En réalité, vous faites tout pour ne pas trouver un job. Voilà c'est dit.


Ça y est vous me détestez ? Je ne suis plus la RH qui vous veut du bien ?! Et pourtant...

C'est parce que je veux vous aider que je vous dis tout ça aujourd'hui.
C'est parce que je ne suis pas hypocrite que je vous dis tout ça aujourd'hui.
C'est parce que j'ai connu la galère de la recherche d'emploi pendant plusieurs mois que je vous dis tout ça aujourd'hui.

Comme toute vérité au début ça blesse, ça fait mal, ça pique, ça enrage ! Et puis le temps passe, votre blessure cicatrise. Vous vous rendez compte que c'est pour votre bien.

Je ne suis pas votre mère.

Votre mère inquiète : "Mais tu n'as pas envoyé beaucoup de CV. Ceci explique les non-retours des recruteurs. Je pense qu'à partir de 50 CV par jour c'est bien ! Allez encore un peu plus !"

Je ne suis pas votre Conseiller APEC.

Votre charmant Conseiller APEC : "Ah non pas de place à l'originalité dans une LM. La lettre doit être soporiphi... Pardon ! Je voulais dire sobre, neutre, formelle. C'est le meilleur moyen d'être apprécié(e) par le recruteur !"

C'est le meilleur moyen de disparaître dans la masse plutôt...

Et je ne suis pas votre amie.

Votre amie bienveillante : "Quoi ? T'as passé ton dimanche à créer des toiles et à lire du Laurent Gounelle ? T'es sérieuse ? Tu crois que c'est comme ça que tu vas trouver du travail ? Pas le temps pour se faire plaisir ma chérie !"

Je suis Roseline Laloupe. J'agis chaque jour pour faire évoluer les pratiques des recruteurs. Et des chercheurs. Ça y est ma société d'accompagnement professionnel est née ! Toujours dans cette optique de bousculer les codes et traditions de nos ancêtres - d'ailleurs ils faisaient comment avant pour postuler sans ordinateur... - Bref.


    « Mais comment on faisait avant ? Avant l'informatique, les portables, le SIDA... J'me demande... »                           Hocus Pocus - Comment on faisait ? (2005)



Vous le voyez les pratiques évoluent : il y a 40 ans les chercheurs se déplaçaient pour trouver un emploi. Aujourd'hui, tranquille sur le canapé, un clic suffit pour échanger avec un employeur. Il est temps de faire évoluer nos pratiques du XXIème siècle ! Les Nouvelles Technologies ont simplifié la recherche d'emploi mais elles ne l'ont pas rendue plus efficace.
Vous avez trouvé un job ? Top ! C'est grâce à VOUS.
Vous n'avez pas encore trouvé d'emploi ? Mince. C'est à cause de VOUS.
L'ordinateur, la souris n'y sont pour rien !

Je me répète : vous faites TOUT pour ne pas trouver un emploi ! Décortiquons ensemble ces 6 pratiques improbables qui vous font rester sur le banc de touche...


Pratique n°1

Envoyer des tonnes et des tonnes de CV




Envoyer 20, 30, 50 voire 100 CV par jour : cela ne sert à rien. Je vous assure : cela ne sert VRAIMENT à rien ! Nous pensons que c'est comme les mathématiques :

Y x CV = Y x Entretiens
Si Y = 50 alors 50 CV = 50 Entretiens

Autrement dit, nous pensons que plus nous envoyons de CV, plus nous aurons de chance d'avoir un entretien. Dans la vraie vie, ça ne marche pas comme ça. En réalité, un seul CV suffit à décrocher plusieurs entretiens. Un seul CV conduit à une promesse d'embauche.
Par exemple : vous publiez votre CV dans un post sur Linkedin, 10 recruteurs peuvent le voir et vous proposer un entretien. Le succès de votre candidature ne se situe pas dans la quantité de CV envoyés mais dans la qualité de votre CV. Envoyer des candidatures ciblées en très peu de nombre vous permettra d'atteindre votre objectif parce que vous avez visé la qualité et non la quantité ! Dites-le à votre mère inquiète !

Envoyer des tonnes de CV prend du temps et de l'énergie. Pour au final obtenir un résultat décevant. En réalité, le secret réside dans la préparation.
Combien d'entre vous ont pris le temps de définir une stratégie de recherche d'emploi ?




Pratique n°2

Bâcler sa stratégie de recherche d'emploi




Laissez tranquille les boites mail des recruteurs ! Vous devez d'abord établir une stratégie de recherche claire avec un plan d'action efficace. Vous devez agir tel un agent secret. James Bond ne passe pas son temps à tirer des balles sur des gens. Il consacre son temps à la phase amont : préparation physique et mentale, analyse de la cible, calcul de l'approche.

Je vous invite à prendre le temps pour :
  • Dresser le portrait robot de votre poste idéal (localisation, projet, missions, rémunération, type de contrat, perspectives d'évolution, environnement de travail, type de management etc.)
  • Analyser et sélectionner les entreprises qui correspondent à votre recherche
  • Définir TOUTES les actions pouvant être mises en oeuvre pour décrocher un emploi (candidatures directes par mail, publications Linkedin, participation à des événements etc.)
  • Créer des outils attrayants et authentiques (CV, LM, profil Linkedin etc.)
  • Définir un plan B au cas où le plan A ne marcherait pas

Une fois votre stratégie établie, vous aurez réellement compris que la pratique n°1 ne sert à rien. Et que c'est techniquement impossible puisque votre recherche est très ciblée. Votre objectif est de trouver un emploi qui vous plaît ? Ou un emploi sans intérêt, purement alimentaire qui vous pompe votre énergie, votre enthousiasme ?

Si vous bâclez votre stratégie de départ, vous prenez d'énorme risque pour la suite de votre carrière.
Le risque est de partir d'une entreprise aussi vite que vous êtes arrivé(e). Pire encore : rester à son emploi tout en cherchant un autre... Les recruteurs n'aiment pas les candidats qui changent d'entreprise comme de chemise et de costard.

Pourquoi multiplier les costumes quand on en aime qu'un ?



Pratique n°3

Dire AMEN à tout ce que disent les recruteurs



J'ai remarqué une chose que vous faites souvent. Que ça soit lorsque vous envoyez une candidature ou lors d'un entretien de recrutement, vous vous comportez comme des fans devant une idole. Le recruteur n'est pas Dieu et vous n'êtes pas Jésus.

Dieu Recruteur : "Vous déposerez votre CV sur le site internet de notre entreprise. Et vous m'enverrez votre LM manuscrite par courrier."

Vous : "Oui Seigne... Recruteur. Oui Monsieur le Recruteur ! Je ferai tout ce que vous me direz de faire."

Dieu Recruteur : "Il va falloir suivre les 3600 règles pour décrocher un entretien au sein de notre entreprise. Soyez docile, soumettez-vous entièrement à ma volonté et vous pousserez les portes du paradis !"

Vous : "Oui Oui je me soumettrai à votre volonté mon Recruteur !"

Le recruteur est un être humain. Tout comme vous, il se trompe. Parfois, il pense mal. Le recruteur - ou la recruteuse - a parfois des pensées archaïques, des réflexes d'antan qui doivent disparaître. Reprenons l'exemple précédent : il vous demande de déposer votre CV sur un site internet alors qu'il pourrait le recevoir directement dans sa boîte mail. Il pourrait également échanger au téléphone avec vous pendant 5 minutes.


Le recruteur ne changera pas ses habitudes. Sauf si vous l'incitez à le faire.


" Le secret du changement consiste à concentrer son énergie pour créer du nouveau et non pas pour se battre contre l'ancien " (Dan Millman)

Rien ne sert d'entrer dans de grands débats avec le recruteur. Faites ce que vous avez envie de faire.
Vous préférez un échange téléphonique avec le recruteur ? Eh ben qu'attendez-vous pour trouver son numéro de téléphone, son mail et l'inviter à prendre un café ?


Tout commence par un café !


Il ne tient qu'à vous d'être vous même ! Les recruteurs ne le disent pas mais ils aiment être surpris ! Les gens ne changent pas d'eux-même. Ils changent parce que quelqu'un leur a présenté une alternative sympathique, fun, séduisante. Ne voulez-vous pas séduire - professionnellement parlant - le recruteur ou la recruteuse ? Il n'y a pas plus repoussant qu'une personne qui fait EXACTEMENT tout ce qu'on lui demande de faire.
Ne cherchez pas à plaire. Cherchez à vous démarquer des autres candidats en vous construisant une identité forte.


Pratique n°4

Être plus parfait que la perfection




La perfection n'existe pas. Apparemment c'est une chose que vous oubliez lorsque vous recherchez un emploi. Moi la première. Plus perfectionniste que moi, tu meurs ! Je suis le genre de personne à prendre 1h45 pour rédiger un mail de candidature à un recruteur. Vous vous tapez des barres pendant 1h45 devant Very Bad Trip 1. Moi j'écris un mail.

Je sais je sais c'est ridicule... Mais il est inconcevable pour moi d'écrire un mail au feeling. Il me faut déterminer les points à aborder, l'ordre des informations présentées, les bons mots à utiliser, la bonne accroche... L'écriture est un vrai travail de fond. Cela demande beaucoup de réflexion et de temps.



" Ne craignez pas d'atteindre la perfection. Vous n'y arriverez jamais " (Salvador Dali)

Aujourd'hui je comprends que ça ne sert à rien de passer autant de temps sur l'écriture d'un mail, d'une LM ou d'un CV. Le déclic ? Le jour où j'ai vu que certains de mes mails n'étaient pas lus par les recruteurs. J'aurais pu faire d'autres choses plus efficaces :

  • Échanger avec des professionnels sur Linkedin
  • Assister à des événements organisés par des entreprises en partenariat avec le CELSA 
  • Écrire des articles pour mon blog
  • Faire connaissance avec d'autres chercheurs d'emploi et s'échanger des "best practices"
  • Recharger les batteries et lire un livre que j'aime !
Je ne suis plus la Roseline perfectionniste de 2016. Celle-ci fait partie du passé. Chaque jour est là pour nous rappeler que le mieux est l'ennemi du bien. Le mieux nous éloigne de l'objectif initial. Montesquieu l'avait bien compris au XVIIIème siècle. A nous de suivre le mouvement !




Pratique n°5

Tirer un trait sur ses activités personnelles




Vous consacrez du temps à votre recherche d'emploi ? Bien.
Vous consacrez toutes les secondes de votre journée à votre recherche d'emploi ? Grave erreur.

Vous avez sûrement entendu, au sein de votre entourage, des personnes vous dirent : "Oublie les loisirs t'es en recherche d'emploi maintenant !", "Tu ne vas pas partir en vacances tout de même ?". N'écoutez pas ces personnes. Je suis sûre qu'elles n'ont jamais cherché d'emploi... Elles n'ont jamais ressenti la frustration qui naît de l'attente d'une réponse qui ne vient pas...

Lorsque vous recherchez un emploi, vous devez - je dis bien vous DEVEZ - vous octroyer du temps pour faire des choses que vous aimez !  Vous devez continuer vos activités personnelles comme si vous étiez en poste. Football, cours de chant, Netflix, promenade avec le chien, musique, activité associative.

N'oubliez pas de vivre, c'est bon pour la santé !

La recherche d'emploi c'est justement le bon moment pour se recentrer sur ce que vous aimez faire en dehors du travail. Je vous invite à aller en vacances pour vous aérer l'esprit, recharger les batteries, faire le plein de bonnes vibes pour être encore plus motivé(e) à votre retour. Je vous conseille de faire ce que vous n'avez jamais pu faire auparavant ! Un nouveau sport vous tente ? Apprendre à cuisiner ? Créer votre blog ? C'est le moment ! Non seulement, vous allez vous sentir mieux dans votre tête ! Et vous serez beaucoup plus inspiré(e) : vous aurez 25000 nouvelles idées pour séduire ces recruteurs et recruteuses !




Pratique n°6

Répéter les mêmes actions et espérer un changement



L'erreur fatale que commettent tous les chercheurs d'emploi. Vous avez tellement la tête dans le guidon que vous ne le remarquez pas... Si vous répétez plusieurs fois la même action et que le résultat n'est pas à la hauteur de vos attentes, faites autre chose ! Le changement c'est main... - non je n'ai rien dit... -

  • Vous envoyez votre CV mais vous n'avez pas de réponses ? Envoyez autre chose.
  • Vous n'avez pas de réponse lorsque vous postulez sur Apec ou Indeed ? Essayez Linkedin !
  • Vous répétez le même discours en entretien, ça ne prend pas ? Préparez un speech plus original ou présentez un book de vos réalisations pour votre prochain entretien.
L'important est de se renouveler jour après jour. C'est pour cela que votre créativité et votre authenticité sont vos meilleures alliées ! Si les mêmes résultats négatifs persistent, changez de méthode !

Ne tombez pas dans le piège du savant fou qui se torture l'esprit : "J'ai envie de faire ci mais je ne sais pas comment..." "Si j'essaie ça, qu'est-ce ça va donner ?" "Est-ce vraiment une bonne idée ?" Réfléchir ne vous donnera pas les réponses. Agir oui !


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Encore des petites interrogations ? Vous ne savez pas quelles nouvelles pratiques mettre en place ? C'est toujours difficile d'abandonner ses vieilles habitudes. Je vous comprends...
Ça tombe bien, pour ceux qui ne le savent pas encore, j'organise le 22 Septembre 2018 un atelier pour VOUS ! Si vous désirez vous démarquer des autres candidats et oser de nouvelles pratiques efficaces, c'est le moment de se lancer ! En plus, je vous expliquerai comment cette méthode m'a permis de trouver emploi sur Linkedin sans postuler !

 
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 L'atelier ne pourra accueillir que 30 personnes. 
Vite vite votre place vous attend ici :